Marques similaires en Chine : quels risques pour les déposants ?

En Chine, la loi sur les marques consacre, à son article 30, un principe fondamental : la coexistence de marques identiques ou similaires désignant des produits ou services identiques ou similaires est, en principe, interdite. Cette règle traduit l’objectif essentiel du droit des marques chinois, qui est de prévenir tout risque de confusion dans l’esprit du public quant à l’origine commerciale des produits ou services concernés.

Concrètement, l’existence d’une marque antérieure identique ou similaire constitue, dans la majorité des cas, un obstacle à l’enregistrement d’une nouvelle marque. Lors de son examen, la CNIPA procède systématiquement à une recherche d’antériorités et émet une notification de refus provisoire lorsqu’elle identifie une ou plusieurs marques antérieures pertinentes.

Compte tenu du nombre très élevé de marques inscrites au registre chinois (47,6 millions à la fin de l’année 2024, selon les données de la CNIPA), il est aujourd’hui fréquent pour les déposants de se heurter à des refus fondés sur l’existence de droits antérieurs, qui sont la plupart du temps des marques antérieures similaires.

Dans ce contexte, comment la CNIPA apprécie-t-elle la similarité des marques ? Cette appréciation est-elle identique à celle retenue par les tribunaux chinois ? Le présent article a pour objectif d’apporter des éléments de réponse à ces questions.

Lire la suiteMarques similaires en Chine : quels risques pour les déposants ?

ChinePI lance une série de webinaires

Chers lecteurs,

Nous sommes ravis de vous annoncer le lancement d’une nouvelle série de mini-webinaires organisée par ChinePI, consacrée à la propriété intellectuelle en Chine.

Dans un format court et pratique, ces sessions de 15 minutes permettent de faire le point sur des questions concrètes en droit des marques et sur les récentes évolutions des directives d’examen en droit des brevets chinois.

Format : mini-webinaires gratuits de 15 minutes, de 9h à 9h15 (heure de Paris)
Comment : webinaires Zoom (un lien de connexion sera envoyé aux inscrits)
Intervenants : Mei TAO et Jing ZHAO, ingénieures brevets et Audrey DRUMMOND, Juriste PI en Chine.

Parmi les premiers webinaires proposés :

Droit des marques – des sujets pratiques et directement applicables

  • « Premier dépôt de marque en Chine : les bonnes pratiques à adopter dès le départ »
    Mardi 2 juin 2026, de 9h à 9h15 (heure de Paris)
  • « Contrefaçon en ligne : détecter, signaler et faire retirer efficacement des produits sur les plateformes de e-commerce chinoises »
    Mardi 16 juin 2026, de 9h à 9h15 (heure de Paris)

Droit des brevets – focus sur les récentes modifications des directives d’examen

  • « Recevabilité des actions en nullité de brevet en Chine : la condition de la volonté véritable »
    Mardi 9 juin 2026, de 9h à 9h15 (heure de Paris)
  • « Appréciation de l’activité inventive en droit des brevets chinois : le principe de contribution »
    Mardi 23 juin 2026, de 9h à 9h15 (heure de Paris)

D’autres thèmes viendront prochainement enrichir cette série. Un sujet vous intéresse particulièrement ? N’hésitez pas à nous le suggérer par e-mail à contact@chinepi.com.

Inscrivez-vous dès maintenant à l’un ou plusieurs de ces webinaires en suivant le lien : https://events.zoom.us/ev/AuZbKGE4oAIuXYSk7hFCwiv_wQJYlwvfUV8Mbe1O7bG-aFcwX8xO~AilmX5K892cZqS2jMbI3CHsVeT-sRUJn8ep2DS5ujD7HcrdY4xnLbvNNAw

Nous espérons vous y retrouver nombreux.

Le principe de bonne foi dans le contentieux des brevets en Chine : premiers enseignements pratiques

Regards croisés de la CNIPA et de la Cour suprême après les réformes de 2020–2023

La révision de la Loi sur les brevets en 2020 a introduit dans son article 20 une consécration explicite du principe de bonne foi, applicable tant au dépôt qu’à l’exercice des droits de brevet.

Cette exigence a été renforcée par la révision, en 2023, du Règlement d’application de la Loi sur les brevets dont l’article 11 précise que toute demande de brevet doit être fondée sur une activité réelle d’invention ou de création, à l’exclusion de toute fabrication ou altération frauduleuse. La violation de cette disposition constitue désormais un motif autonome d’invalidation, tel que listé à l’article 69 des Règles d’application.

Les nouvelles Règles d’application étant entrées en vigueur le 20 janvier 2024, se pose la question de l’interprétation du principe de bonne foi et de sa mise en oeuvre concrète par l’Administration nationale de la propriété intellectuelle (CNIPA) et les juridictions.

À travers l’analyse de plusieurs décisions récentes de la CNIPA et de la Cour populaire suprême, notre article examine la montée en puissance du principe de bonne foi dans le contentieux des brevets en Chine. Il met en lumière les critères d’appréciation retenus et l’équilibre recherché entre lutte contre les abus et préservation de la sécurité juridique.

Lire la suiteLe principe de bonne foi dans le contentieux des brevets en Chine : premiers enseignements pratiques